La Semaine du Saint-Laurent c’est aussi l’occasion de parler du fleuve, d’échanger des visions et donc, d’en apprendre plus. Pour ce faire Stratégies Saint-Laurent sollicite, parmi ses partenaires, des spécialistes (biologistes, océanographes, géographes, étudiants du domaine de l’eau…) et même des professionnels dont le mandat est associé au fleuve pour nous partager leur savoir, leur vision du fleuve. 

 

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Le fleuve Saint-Laurent coule à travers les veines de notre histoire, de notre culture et de chacun d’entre nous. Il traverse de nombreuses régions densément peuplées ou le développement économique, industriel et l’utilisation des terres ont altéré l’état naturel des écosystèmes. Suite à une formation en approche éco-systémique, nous avons appris que la santé du fleuve est intimement liée à la santé humaine et à la santé de l’écosystème et de l’environnement au complet. Le bassin versant du fleuve Saint-Laurent est un immense système hydrographique qui draine l’eau provenant des Grands-Lacs et plusieurs rivières qui traversent les provinces de l’Ontario et du Québec ainsi que plusieurs états américains. Par conséquent, on peut comprendre que les impacts et les actions humaines produites en amont affecteront le système entier du fleuve Saint-Laurent plus loin en aval.

Sur le plan économique, le Saint-Laurent a toujours joué un rôle important au Québec. Il se révèle une porte d’entrée et de sortie par excellence pour le transport des marchandises grâce à sa voie maritime. Il permet entre autres d’acheminer à faible coût des grandes quantités de matières premières et des produits de manufactures, tant pour l’importation que pour l’exportation. Le fleuve occupe ainsi une place extrêmement importante dans l’économie québécoise et contribue également à notre qualité de vie. Même si le transport des marchandises est important, on oublie souvent que l’eau du fleuve est la source première d’approvisionnement en eau des populations et des industries. Par exemple, à Montréal, les trois plus grandes industries qui utilisent l’eau sont la compagnie de fabrication de sucre Lanctic, la brasserie Molson et l’usine de transformation laitière Saputo.

Le fleuve demeure un écosystème fragile, car plusieurs contaminants se retrouvent dans le fleuve. Par exemple, à Montréal, l’eau de pluie et les égouts sont acheminés vers une seule usine de traitement des eaux. Lorsqu’il y a beaucoup de pluie, le système de filtration est surchargé et les égouts sont alors déversés directement dans le fleuve sans être traités. On retrouve aussi dans l’eau du fleuve, un grand nombre de produits pharmaceutiques consommés par la population, tels que les antidépresseurs, les hormones, etc. qui affectent la santé de la faune aquatique et qui par effet domino ont un impact sur tout l’écosystème en aval. Il y a aussi des polluants des activités agricoles tels que les pesticides, le phosphore et la terre en suspension qui seront déversés dans le fleuve.

Comme mentionné ci-dessus, il y a beaucoup de facteurs qui influencent l’écosystème du fleuve Saint-Laurent (par exemple l’industrie, l’économie et le sanitation) et il faut qu’on soit conscient du fait qu’on puisse le détruire. Le fleuve est un écosystème complexe et nous devons le respecter, car c’est une source de vie. En même temps, on doit rappeler qu’il y a les effets en amont et en aval qui affectent plusieurs environnements et habitats végétaux, animaux et humains.

Billet écrit dans le cadre des ateliers de formation et de l'école d'été de CoPEH Canada (Communauté de pratique en approches écosystémiques de la santé), par Paul Carrière, Julia MacDonald, Julie Mallet, Jean Paul KABEMBA LUKUSA, étudiants.

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Le Saint-Laurent... Magtogoek. Pilier important de notre histoire, notre culture et notre économie, le « fleuve aux grandes eaux » comme l’appelait Frédéric Back et de plus en plus – et à mon grand bonheur – mis sur la sellette. Alors qu’il y a quelques années on dénonçait encore qu’on a le dos tourné au fleuve, qu’on doit s’y reconnecter pour pouvoir le protéger davantage, je me réjouis aujourd’hui de voir pousser les initiatives qui visent à le protéger. Que ce soit par des groupes de citoyens, des artistes, des organisations environnementales, des scientifiques, ou des décisions gouvernementales, le fleuve commence enfin à avoir une importance dans la vie des Québécois.
Cette prise de conscience est globale. Dans toutes les mers monde on commence enfin à réaliser que les océans sont notre unique espoir de survie sur cette planète. En les détruisant, l’humanité court à sa perte. Or, il n’y a pas d’ailleurs. La surpêche, la pollution, le changement climatique, l’érosion côtière, le dérangement à outrance, les débris marins, autant d’exemples dont on entend parler à l’international dont il faut également se soucier ici.

Le Saint-Laurent n’est pas protégé sous une cloche de verre. Même s’il est facile de penser que le « continent de plastique » est un problème bien lointain au beau milieu du Pacifique, que la catastrophe de BP est dans le Golfe du Mexique et non pas dans « notre » golfe, qu’on surpêche surtout en Asie, force est de constater que nous faisons face aux mêmes enjeux, ici, dans NOTRE cour. Inspirons-nous des autres au lieu de les trouver loin! Et dans cette guerre à freiner notre décadence, aucune tactique ne peut être de trop. La compétition n’a pas sa place. Tout le monde ensemble pour le Saint-Laurent! Évident, vous me direz. Pas tant que ça.
À cette période d’austérité où l’on coupe tout et rarement pour les bonnes raisons, le financement se fait rare pour ceux qui tentent de protéger notre fleuve. Ils se retrouvent ainsi dans une arène, où au lieu d’applaudir les bons coups, on se frustre de ne pas avoir été ceux qui les ont faits. Les enjeux sont complexes, et c’est à grands coups de science, d’arts, de passion, et de projets citoyens, de tout acabit, qu’on fera une différence, ENSEMBLE, pour le Saint-Laurent.

Ma recherche sur le fonctionnement des écosystèmes m’a fait comprendre que la biodiversité assurait la résilience de ceux-ci. De la même manière, je crois qu’une diversité d’approches, de savoir et de gens permettra d’assurer la survie de notre Saint-Laurent, à long terme, et pour le bien de tous.

Note utilisateur: 5 / 5

Etoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles actives

Le Saint-Laurent est le trait naturel le plus marquant du territoire québécois. Il le traverse largement, sur le plan diagonal, tantôt sage et marécageux, tantôt puissant et impétueux. Il a jadis abrité des mers, connu maints bouleversements et glaciations. Libéré enfin des glaces, il se fit accueillant pour les morses qui se prélassaient sur ses plages et les caribous venus brouter la végétation de toundra sur ses rives. D’anciennes peuplades nomades vinrent ensuite l’explorer et y découvrirent des terres giboyeuses et des eaux riches de millions de poissons.

Encore aujourd’hui, la biodiversité animale du Saint-Laurent est phénoménale.
Voyez plutôt : 19 mammifères marins, 200 poissons d’eau douce et d’eau salée (dont 19 requins et raies), plus de 230 espèces d’oiseaux, près de 35 amphibiens et reptiles, 2200 invertébrés dans l’estuaire et le golfe (éponges, méduses, coraux, crustacés, etc.).

Les communautés végétales ne sont pas en reste, elles qui se succèdent sur ses rives, de la chaude érablière argentée de la région montréalaise à la rude forêt résineuse de la Côte-Nord. Près de 2000 plantes vasculaires poussent sur les rivages et les forêts riveraines du Saint-Laurent.

Les trois visages du Saint-Laurent
Entre les Grands Lacs et les détroits de Belle Isle (au nord de Terre-Neuve) ou de Cabot (au sud de Terre-Neuve), le Saint-Laurent change trois fois de visage. Tout le long de son parcours, faune, flore, éléments dissous dans l’eau et débit se modifient au rythme des marées, des courants, de la salinité ou de la topographie sous-marine. Le tronçon fluvial - qui s’étend du lac Ontario à l’extrémité est du lac Saint-Pierre - est le plus paisible des trois. Ses eaux douces, calmes, peu profondes, ne subissent pas encore l’effet des marées. C’est aussi la portion la plus urbanisée, la plus humanisée. L’estuaire - entre le lac Saint-Pierre et la pointe des Monts - est marqué par l’effet des marées et des eaux qui se chargent progressivement en sel. Enfin le golfe - à partir de la pointe des Monts - est son visage le plus sauvage, le plus spectaculaire.
Ces trois visages du Saint-Laurent sont à la source de sa prodigieuse biodiversité. Une richesse fantastique, qu’on ne se lasse pas de contempler, d’aimer et de vouloir, à tout prix, protéger.

Note utilisateur: 5 / 5

Etoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles actives

Depuis la colonisation, le fleuve Saint-Laurent est au centre de tous les intérêts. Les Européens ont remontés ses eaux jusqu’à s’approprier des terres déjà occupées par les autochtones. Le fleuve est un écosystème riche et dynamique offrant un habitat à des milliers d’espèces. Sa flore et sa faune s’y nourrissent, s’y développent, s’y reproduisent en harmonie les unes avec les autres, tout comme l’espèce humaine. Cependant, l’accroissement des activités anthropogéniques ainsi que la destruction de plus en plus grande des habitats naturels perturbent et rendent cette cohabitation difficile déstabilisant cet équilibre.

Le fleuve occupe un rôle majeur pour l’humain, autant sur le plan de son approvisionnement en eau potable que de ses activités économiques par exemple. Porte d’entrée et de sortie du continent américain, le fleuve s’alimente des eaux de centaines de sources. Les impacts des activités humaines réalisées en amont et en aval du fleuve s’ajoutent à ceux des activités réalisées sur ses rives ou dans ses eaux.
L’un des défis majeurs demeure de répondre aux intérêts de tous, sans mettre en jeu le bien-être du biote, voire même sa survie.
Les habitants, et leurs habitats, dépendant du fleuve, s’en remettent à de nombreuses législations pour assurer leur maintien et une gestion optimale de ces ressources. Celles-ci sont loin d’être un long fleuve tranquille. Divers paliers de gouvernements doivent élaborer leurs lois, non pas uniquement en tenant comptent des intérêts de leurs citoyens, mais aussi de ceux en amont et en aval du courant.
Une action posée à un endroit aura probablement des répercussions négatives en aval.
À certains endroits, des mouvements citoyens agissent comme sentinelles afin de dénoncer les effets indésirables de certaines activités ou bien comme défenseur ou anges gardiens de ce qui, souvent au niveau local, nécessite d’être conservé.
Les scientifiques sont également appelés, non seulement pour quantifier et mesurer les impacts, mais également, à prendre position pour dénoncer ce qui serait jugé comme abusif ou pour guider les autorités dans la prise de décisions en matière de conservation et d’utilisation du fleuve.
Des tables de concertation prennent forme intégrant des acteurs issus de différents milieux et aux intérêts souvent divergents, pour discuter et tenter de trouver un certain consensus, un compromis acceptable, pour le développement des activités humaines et la sauvegarde des habitats et des espèces.

En somme, nous pouvons rêver à un équilibre entre les activités humaines et les habitats du fleuve. Les humains, à qui il offre un habitat, en leur fournissant l’eau potable ou pour le maintien de leurs activités, peuvent difficilement être déplacés. Le pari demeure que nous sommes tous dans le même bateau, navigant sur un fleuve, qu’il doit rester stable et garder le cap, même dans la tempête, et ne pas prendre l’eau! Nous devons prendre conscience que nous ne sommes que des colocataires de ce fleuve, ce cours d’eau majestueux qui fait partie de notre identité et, surtout, de notre héritage aux générations qui vont suivre.


Billet écrit dans le cadre des ateliers de formation et de l'école d'été de CoPEH Canada (Communauté de pratique en approches écosystémiques de la santé), par Lauren Yee, Bénédicte Calvet, Marina Favrim Gasparin, Charles Cardinal, et Jolène Santerre, étudiantes. Été 2015.

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Le Saint-Laurent : l’essence du Québec...

Le fleuve Saint-Laurent a façonné le Québec d’aujourd’hui : d’abord foyer de peuplement des colonies françaises en Amérique du Nord, il devint dès le XVIe siècle un vecteur économique primordial grâce à la pêche et au transport commercial.
Aujourd’hui, la moitié de la population québécoise s’y abreuve, près de 90% des biens de consommation courante qui nous accompagnent quotidiennement arrivent jusqu’à nous par bateau et le découpage qu’il opère sur la paysage laisse émerger des sites d’intérêts touristique et récréatif en grand nombre.

...Le Saint-Laurent en quelques chiffres...
• 3e fleuve le plus important en Amérique du Nord
• 4 000 km de littoral
• 600 îles dans le Saint-Laurent
• 16 régions touristiques
• 27 000 emplois dans cette zone économique
• 80 % de la population québécoise établie à proximité des rives
• 1 052 activités / attraits touristiques associés au Saint-Laurent
• 900 000 passagers en croisières-excursions, dont plus de 30% dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent
• 52 000 passagers en croisières fluviales

...Des trésors à préserver...
L’Alliance Éco-Baleine : pour la pratique responsable et le développement durable des activités d’observation de baleines dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent

Les croisières d’observation des baleines, réalisées dans le plus grand respect, sont de formidables activités pour sensibiliser à la beauté et à la fragilité de notre planète.
- Jean Lemire, biologiste, cinéaste et parrain de l’Alliance Éco-Baleine

Depuis 44 ans, Croisières AML sillonne le Saint-Laurent entre Montréal et Tadoussac et offre à ses passagers les meilleurs points de vue sur le fleuve, ses paysages et ses habitants.
À titre d’observateur privilégié du fleuve, de ses écosystèmes et de la faune qu’il abrite, et en reconnaissance de la valeur exceptionnelle de ce joyau et du pouvoir de sensibilisation des croisières d’observation en mer, Croisières AML et cinq entreprises d’excursion, Parcs Canada, Parcs Québec et le Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM) se sont unis pour assurer la pratique responsable et le développement durable des activités d’observation de baleines dans le parc marin du Saguenay-Saint-Laurent en créant l’Alliance Éco-Baleine.

C’est ainsi, qu’ensemble, ils ont développé le guide des pratiques éco-responsables afin de favoriser la protection des animaux tout en permettant des activités d’observation de qualité. Depuis 5 ans, les membres de l’Alliance évoluent à travers une démarche d’amélioration continue afin que les excursions aux baleines dans le parc marin deviennent un modèle d’utilisation durable. Ce virage conjoint axé sur la collaboration a permis de développer et de mettre en application les meilleures pratiques dans l’industrie.

Croisières AML est la plus importante compagnie de croisières-excursions au Canada avec 24 navires établis dans 10 ports. Avec une offre diversifiée, Croisières AML propose des croisières tant en milieu urbain que sauvage, allant des soupers-croisières à l’observation des baleines, en passant par des croisières guidées et des croisières feux d’artifice. De plus, elle procure de l’emploi à une équipe de 650 employés en haute saison offrant un service de grande qualité à une clientèle qui dépasse les 550 000 passagers par année.

Note utilisateur: 5 / 5

Etoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles actives

J’habite un fleuve en Haute-Amérique
Presque océan, presque Atlantique
Un fleuve bleu vert et Saint-Laurent
J’habite un grand boulevard mouvant
Saint-Laurent – Jean Charlebois et Robert Charlebois, Album Immensément (1992)

 

Le Canada est le foyer de l’un des plus grands fleuves d’eau douce du monde, soit le deuxième en Amérique du Nord.
À travers le temps, le fleuve Saint-Laurent a défini des communautés, établi des cultures, amélioré l’économie, développé la vie urbaine, transporté divers biens mais surtout, étanché notre soif, fourni nos légumes et nourri nos vies. Malgré notre rudesse envers ce fleuve, celui-ci a toujours été bienveillant à notre égard. Pendant que d’autres pays ou provinces dépensent des millions pour obtenir de l’eau potable, le Saint-Laurent nous offre la meilleure des eaux, et ce, pour seulement 0.50$ par mètre cube. Alors que les agriculteurs en Californie pleurent leur faible rendement lié à la sécheresse, ce majestueux cours d’eau nous offre des récoltes abondantes, nous permet de créer des bières de renommée internationale, un sucre délicieux et du beurre des plus doux. Ce fleuve tenace s’acharne et persévère à travers le temps, mais jusqu’à quand le pourra-t-il ?

Note utilisateur: 5 / 5

Etoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles actives

La science est pour plusieurs un domaine mystérieux, les chercheurs étant souvent discrets, mais non moins passionnés par leur travail, surtout lorsqu’ils ont l’occasion de partager le fruit de leurs efforts! Au parc marin du Saguenay–Saint-Laurent, une équipe de scientifiques s’affaire à étudier ses plus petits habitants, pour comprendre ses plus grands…

Note utilisateur: 4 / 5

Etoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles activesEtoiles inactives

La dernière année aura été houleuse pour le Saint-Laurent : ses marsouins en résidence sont en déclin; moult projets pétroliers lui convoitent un droit de passage en marge et sur ses eaux; sa plus grosse île se voit convoitée pour ses richesses des temps passés; sans compter ses eaux qui ne cessent de se réchauffer.

Non. L’année qui vient de passer fut loin d’être une « mer d’huile » pour le Saint-Laurent…quoique combien de temps encore avant qu’il ne le soit littéralement?

Note utilisateur: 0 / 5

Etoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactivesEtoiles inactives

Colonne vertébrale du Québec, le Saint-Laurent fait partie intégrante de la vie des Québécois. Mais le connaissons-nous vraiment?

En cette Semaine du Saint-Laurent, qui vise à sensibiliser les Québécoises et les Québécois à l'importance de se rapprocher du fleuve afin de prendre conscience de sa fragilité et de la relation d'interdépendance que nous entretenons avec lui, voici cinq éléments tirés du livre Le Saint-Laurent, guide de découverte, qui lèvent le voile sur quelques-uns de ses nombreux visages.

870, avenue de Salaberry, bureau 105
Québec, Québec, G1R 2T9

  418-648-8079

  info@strategiessj.qc.ca

  http://www.strategiessl.qc.ca/

   https://www.facebook.com/strategiessl/

  https://twitter.com/strategiessl