La Semaine du Saint-Laurent c’est aussi l’occasion de parler du fleuve, d’échanger des visions et donc, d’en apprendre plus. Pour ce faire Stratégies Saint-Laurent sollicite, parmi ses partenaires, des spécialistes (biologistes, océanographes, géographes, étudiants du domaine de l’eau…) et même des professionnels dont le mandat est associé au fleuve pour nous partager leur savoir, leur vision du fleuve. 

 

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Opération Renaissance : à la rescousse de la biodiversité du Fleuve Saint-Laurent en réintroduisant le bar rayé

L’Opération Renaissance, le projet de réintroduction du bar rayé dans le fleuve Saint‑Laurent issu d’une collaboration entre le ministère des Forêts, de la Faune et de Parcs et de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, est un des projets fauniques les plus ambitieux à avoir été réalisés au Québec. Cette initiative démontre l’importance pour les pêcheurs sportifs de participer à la sauvegarde de la biodiversité de cet immense cours d’eau. Principalement réalisée dans le but de voir le retour de la pêche sportive au bar, l’Opération Renaissance relancera une activité économique importante pour les communautés bordant le fleuve et aura contribué à redonner une plus grande accessibilité au fleuve Saint-Laurent.

Le bar rayé est un poisson que l’on retrouvait en abondance dans le fleuve Saint-Laurent, du lac Saint-Pierre à Kamouraska, au début du XXe siècle. Sa chair blanche et délicieuse était particulièrement convoitée par les pêcheurs commerciaux, alors que sa grande combativité faisait le bonheur des pêcheurs sportifs. Dès 1955, la population de bars rayés a commencé à chuter. À partir de ce moment, les captures se sont raréfiées pour finalement disparaître complètement des pêcheries commerciales en 1965, puis de la pêche sportive peu de temps après.

Cette disparition, la seule qui se soit produite pour une espèce de poisson dans le Saint-Laurent, a été attribuée à un concours exceptionnel de circonstances. Le biologiste Jean Robitaille a émis l’hypothèse que le dragage d’un tronçon nommé « traverse du nord de l’île d’Orléans », a contribué au phénomène en concentrant la population de bars dans un secteur où ils ont subi une surexploitation par les pêches commerciale et sportive.

Vers la fin des années 1990, constatant que la santé du fleuve s’était améliorée et que les facteurs ayant causé la disparition du bar pouvaient être contrôlés, on a commencé à réfléchir à l’idée d’y réintroduire le bar rayé. Cette idée a fait son chemin et un plan d’action a été élaboré, comprenant des rencontres d’information auprès des communautés riveraines ainsi qu’un plan d’ensemencement.

Finalement, entre 2002 et 2013, quelque 34 millions de larves, 17 000 juvéniles et environ 3 500 bars adultes ont été libérés dans le fleuve. Et c’est à partir de ces poissons que la population actuelle s’est reconstituée. Présentement, quelques sites de reproduction ont été identifiés et des prises accidentelles sont couramment faites par les pêcheurs sportifs qui fréquentent le fleuve à la recherche d’autres espèces. Malheureusement, il est présentement toujours interdit de pêcher le bar du Saint-Laurent. Mais la pêche sportive est attendue de tous et nul doute que son retour marquera l’histoire du fleuve et sera une nouvelle raison de se rapprocher de ce majestueux cours d’eau.

Pour ceux qui aimeraient se mesurer au bar rayé, il est à noter qu’il peut être pêché du côté de la Gaspésie (partie de la zone 21) et que les modalités proposées pour la saison qui vient impliquent l’agrandissement de la zone de pêche jusqu’à Mont-Joli du côté de la Gaspésie et jusqu’à Forestville sur la Côte-nord. L’annonce de toutes les modalités pour la saison 2018 sera faite très prochainement par le MFFP.

Parlant de pêche sportive…

Le fleuve Saint-Laurent est un écosystème très riche dans lequel vivent de nombreuses espèces de poissons. Plusieurs de ces espèces sont d’un grand intérêt pour les pêcheurs sportifs : dorés, brochets, carpes, barbues de rivière et de nombreuses autres peuvent y être capturées. Pour ce faire, il est possible d’utiliser les quais publics et autres structures d’accès qui se trouvent le long de ses berges. Pour vous aider à les localiser, visitez www.allonspecher.com. Vous y trouverez toutes les informations utiles à cette fin, que vous vouliez pêcher à gué ou utiliser votre embarcation.

Vous ne possédez pas d’embarcation, ni même d’équipements de pêche ? Ce n’est pas un problème. Vous pouvez faire affaire avec un guide de pêche professionnel qui s’occupera de tout, y compris de vous faire vivre une journée mémorable marquée par des prises de qualité. La pêche dans le cadre exceptionnel du Saint-Laurent vous ravira !

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Depuis 1985, Robert Michaud est président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins (GREMM). Le GREMM est basé à Tadoussac et effectue de la recherche scientifique sur les baleines du Saint-Laurent et de l’éducation pour la conservation du milieu marin. Robert est coordonnateur du Réseau québécois d’urgences pour les mammifères marins et du Projet Béluga Saint-Laurent, deux exemples d’initiatives multiorganisationnelles mises sur pied par le GREMM pour soutenir la recherche et la conservation dans le Saint-Laurent. Il est également membre de plusieurs comités de rétablissement pour des espèces en péril. Depuis plus de 35 ans, son travail et sa passion ont été à la base d’un grand nombre de programmes éducatifs, d’expositions temporaires et permanentes et ont été diffusés dans plusieurs documentaires, livres, articles et magazines à travers la planète. Et ses yeux brillent encore devant le dos de chacun des bélugas du Saint-Laurent. Ici, il rend hommage au Saint-Laurent, l’artère de notre continent. 

Tisser l’histoire du Saint-Laurent

De la mer au cœur du continent, le Saint-Laurent a tissé le cours de notre histoire.

De sa source jusqu’à la mer, au rythme de ses courants et des marées, il nourrit un monde d’une richesse qu’on peine à imaginer. Des paysages sous-marins aux couleurs de l’arc-en-ciel! Des colonies d’oiseaux qui embrassent des îles. Et même des géants sortis tout droit de nos livres d’enfants.

Depuis nos villes et nos villages, les pieds pendant au bout du quai, notre destinée est liée à la vie du Saint-Laurent.

À chaque jour, nous écrivons notre histoire.

À chaque jour, le Saint-Laurent nous la rappelle.

 

Robert Michaud, président et directeur scientifique du Groupe de recherche et d’éducation sur les mammifères marins 

 

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Les jeunes du Québec, grandement inspirés par le Saint-Laurent

 

« Je rêve de pêcher en bateau sur le fleuve »

« J'ai toujours rêvé de faire de la plongée pour étudier le comportement des poissons et voir ce qu'ils font »

« J'aimerais voir comment conduire un bateau transporteur de marchandises (la nuit) »

« Prendre du temps à s'amuser sur le bord du fleuve »

« J'aimerais déterrer, découvrir le passé du Saint-Laurent »

« Quand je vais en Gaspésie, je rêve d'aller en haut d'un phare et de guider les bateaux »

« J'aimerais conduire un traversier parce que j'aimerais transporter des voitures »

« Je rêve de faire un tour sur le fleuve pour me rappeler mon grand-père et son voilier »

Ces citations ne sont qu’un échantillon des rêves énoncés par les jeunes de 5 à 18 ans qui ont participé au concours de dessins Mon fleuve et moi de la Fondation Monique-Fitz-Back.

Ce concours en est à sa septième édition et jouit toujours d’un succès d’estime auprès des écoles et des jeunes du Québec, preuve indéniable du lien étroit qui unit les jeunes à notre grand fleuve. Cette année, ce sont près de 400 dessins qui ont été proposés au concours dont la thématique particulière était « Mon fleuve inspirant ». Cinquante dessins ont retenu l’attention d’un jury et ont été sélectionnés pour faire partie d’une murale qui sera installée sur les navires de la Société des traversiers du Québec, à l’Aquarium du Québec, de même qu’au Parc de l’Anse Tibbits à Lévis. Des milliers de québécois et de touristes pourront ainsi découvrir les rêves qu’ont les jeunes en lien avec le fleuve.

Le projet Mon fleuve et moi comprend un concours de dessins et une trousse pédagogique. L’objectif du projet est de rapprocher les jeunes du fleuve Saint-Laurent, de les informer et de les sensibiliser aux enjeux entourant sa protection, sa mise en valeur et ses multiples usages.

De concert avec plusieurs de ses partenaires, la Fondation veillera à réaliser certains de ces rêves au cours de l’été 2018.

Benoit Mercille, Directeur Général, Fondation Monique-Fitz-Back

Photo: La gagnante du concours 2017 « Mon fleuve et moi », Rafaëlle Kikovica-Béland. À sa droite, on retrouve le capitaine du navire de recherche de l’UQTR, le Lampsilis, et à sa gauche, le responsable scientifique de la mission. 

Pour plus d'information sur le concours, cliquez ici 

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Pour souligner la Semaine du Saint-Laurent, Les ponts Jacques Cartier et Champlain Incorporée (PJCCI) s’est associé au Fonds d’action Saint-Laurent pour nettoyer les berges du parc Léon-Gravel à Brossard. Cette activité a été rendue possible grâce au Comité ZIP Jacques-Cartier. Merci à tous nos employés qui ont pris part à l’activité !

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Beaucoup de poissons et de fruits de mer retrouvés dans les assiettes des québécois sont importés de Chine, de Thaïlande, du Chili et du Pérou. Pourquoi? Est-ce parce que le Saint-Laurent est vide et qu’on n’y pêche plus? Au contraire, le Saint-Laurent regorge d’espèces succulentes qui possèdent un immense potentiel de commercialisation, mais qui sont, pour la plupart, méconnues des consommateurs. En raison de cette méconnaissance et de la loi de l’offre et de la demande, plusieurs de nos ressources sont exportées vers l’Asie et les États-Unis. Le Québec vend donc à l’étranger ses poissons et fruits de mer de bonne qualité et importe de grandes quantités de poissons exotiques et de moindre qualité, souvent d’élevage, tels que le tilapia, le pangasius et la crevette tigrée.

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Ma carrière sur le fleuve a débuté à bord de petites embarcations commerciales dans le secteur de Tadoussac. Au fil des 25 dernières années, un parcours d’études et d’emplois variés me permis de poser ma candidature au poste de « pilote maritime ». Profession que j’exerce au sein de la Corporation des pilotes du Saint-Laurent Central depuis une dizaine d’années. Mais avant de devenir pilote maritime, il faut avoir navigué...

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8 jeunes issus du domaine de l’eau nous présentent ici leurs ambitions pour le fleuve Saint-Laurent à l’horizon 2030. Ils ont également produit la Déclaration jeunesse sur le Saint-Laurent dévoilée lors du AquaHacking 2016. Cette déclaration, basée sur un idéal commun, s’articule autour des valeurs de pérennité, d’équilibre, de concertation, de partage, de résilience et de mémoire collective, et propose 10 orientations pour un Saint-Laurent de demain sain.

Si vous aussi, vous partagez ces valeurs et cette vision du fleuve, adhérez à la Déclaration, signez-là et partagez-là : Aquahacking.com/2030

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Le fleuve Saint-Laurent coule à travers les veines de notre histoire, de notre culture et de chacun d’entre nous. Il traverse de nombreuses régions densément peuplées ou le développement économique, industriel et l’utilisation des terres ont altéré l’état naturel des écosystèmes. Suite à une formation en approche éco-systémique, nous avons appris que la santé du fleuve est intimement liée à la santé humaine et à la santé de l’écosystème et de l’environnement au complet.

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Le Saint-Laurent... Magtogoek. Pilier important de notre histoire, notre culture et notre économie, le « fleuve aux grandes eaux » comme l’appelait Frédéric Back et de plus en plus – et à mon grand bonheur – mis sur la sellette. Alors qu’il y a quelques années on dénonçait encore qu’on a le dos tourné au fleuve, qu’on doit s’y reconnecter pour pouvoir le protéger davantage, je me réjouis aujourd’hui de voir pousser les initiatives qui visent à le protéger. Que ce soit par des groupes de citoyens, des artistes, des organisations environnementales, des scientifiques, ou des décisions gouvernementales, le fleuve commence enfin à avoir une importance dans la vie des Québécois.

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