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Le fleuve Saint-Laurent est l’une des fiertés du Québec. Et pourtant comment le traitons-nous? Avec les hauts niveaux de consommations actuels, une part importante des produits pharmaceutiques, de soins personnels, et de différents produits que nous utilisons couramment se retrouvent dans les eaux usées domestiques. Étonnamment, les stations municipales de traitement des eaux usées n’éliminent que partiellement ces substances. Conséquemment, ces substances se retrouvent dans les affluents du Fleuve Saint-Laurent, ainsi que dans le Fleuve lui-même. Parmi ces substances, plusieurs peuvent être classés comme des perturbateurs endocriniens. Les perturbateurs endocriniens sont des molécules capables d’interférer avec le fonctionnement normal du système endocrinien. Ils peuvent donc perturber les mécanismes de développement du corps et de la régulation de certains systèmes, dont nos hormones qui ont le rôle d’assurer le bon fonctionnement de nos organes.

Au cours des dernières décennies, les échantillonnages ont permis de détecter de nouveaux contaminants dans les cours d’eau du Fleuve Saint-Laurent. Des effets liés à ces contaminants ont également été observés sur les organismes aquatiques. Par exemple, des études ont montré l’interférence de certaines de ces substances avec le système hormonal chez des poissons comme le mené à tache noire et chez des crustacés comme les moules d’eau douce. Certains de ces contaminants ont également été détectés chez le béluga et le petit rorqual du Fleuve Saint-Laurent. De ces contaminants, certains sont des pesticides, des composés chimiques industriels, ainsi que des retardateurs de flamme halogénés émergents, retrouvés dans certains textiles et plastiques domestiques, pourraient avoir un impact sur des fonctions biologiques importantes chez ces espèces. On pense notamment à des perturbations au niveau du métabolisme énergétique, de la réponse au stress et de la reproduction. Des perturbateurs endocriniens ont également été détectés chez des espèces aviaires comme le goéland à bec cerclé. Par exemple, une étude faite auprès d’une colonie urbaine de ces oiseaux a montré que ces polluants pourraient avoir un effet sur le métabolisme osseux du goéland à bec cerclé. Heureusement, plusieurs équipes de chercheuses et de chercheurs travaillent à étudier les sources, le devenir et les impacts des perturbateurs endocriniens dans l'écosystème du Fleuve Saint-Laurent. Leurs travaux permettront, entre autres, d’établir de meilleures stratégies pour la régulation de l’utilisation et le traitement de ces substances dans l’avenir.

Madeleine Lépine, candidate à la maîtrise en sciences biologiques à l’UQAM et membre du comité de la relève du Centre intersectoriel d’analyse des perturbateurs endocriniens (CIAPE) 

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