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Depuis la colonisation, le fleuve Saint-Laurent est au centre de tous les intérêts. Les Européens ont remontés ses eaux jusqu’à s’approprier des terres déjà occupées par les autochtones. Le fleuve est un écosystème riche et dynamique offrant un habitat à des milliers d’espèces. Sa flore et sa faune s’y nourrissent, s’y développent, s’y reproduisent en harmonie les unes avec les autres, tout comme l’espèce humaine. Cependant, l’accroissement des activités anthropogéniques ainsi que la destruction de plus en plus grande des habitats naturels perturbent et rendent cette cohabitation difficile déstabilisant cet équilibre.

Le fleuve occupe un rôle majeur pour l’humain, autant sur le plan de son approvisionnement en eau potable que de ses activités économiques par exemple. Porte d’entrée et de sortie du continent américain, le fleuve s’alimente des eaux de centaines de sources. Les impacts des activités humaines réalisées en amont et en aval du fleuve s’ajoutent à ceux des activités réalisées sur ses rives ou dans ses eaux.
L’un des défis majeurs demeure de répondre aux intérêts de tous, sans mettre en jeu le bien-être du biote, voire même sa survie.
Les habitants, et leurs habitats, dépendant du fleuve, s’en remettent à de nombreuses législations pour assurer leur maintien et une gestion optimale de ces ressources. Celles-ci sont loin d’être un long fleuve tranquille. Divers paliers de gouvernements doivent élaborer leurs lois, non pas uniquement en tenant comptent des intérêts de leurs citoyens, mais aussi de ceux en amont et en aval du courant.
Une action posée à un endroit aura probablement des répercussions négatives en aval.
À certains endroits, des mouvements citoyens agissent comme sentinelles afin de dénoncer les effets indésirables de certaines activités ou bien comme défenseur ou anges gardiens de ce qui, souvent au niveau local, nécessite d’être conservé.
Les scientifiques sont également appelés, non seulement pour quantifier et mesurer les impacts, mais également, à prendre position pour dénoncer ce qui serait jugé comme abusif ou pour guider les autorités dans la prise de décisions en matière de conservation et d’utilisation du fleuve.
Des tables de concertation prennent forme intégrant des acteurs issus de différents milieux et aux intérêts souvent divergents, pour discuter et tenter de trouver un certain consensus, un compromis acceptable, pour le développement des activités humaines et la sauvegarde des habitats et des espèces.

En somme, nous pouvons rêver à un équilibre entre les activités humaines et les habitats du fleuve. Les humains, à qui il offre un habitat, en leur fournissant l’eau potable ou pour le maintien de leurs activités, peuvent difficilement être déplacés. Le pari demeure que nous sommes tous dans le même bateau, navigant sur un fleuve, qu’il doit rester stable et garder le cap, même dans la tempête, et ne pas prendre l’eau! Nous devons prendre conscience que nous ne sommes que des colocataires de ce fleuve, ce cours d’eau majestueux qui fait partie de notre identité et, surtout, de notre héritage aux générations qui vont suivre.


Billet écrit dans le cadre des ateliers de formation et de l'école d'été de CoPEH Canada (Communauté de pratique en approches écosystémiques de la santé), par Lauren Yee, Bénédicte Calvet, Marina Favrim Gasparin, Charles Cardinal, et Jolène Santerre, étudiantes. Été 2015.

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